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Refoulement d’un réfugié irakien vers Masnaa, dénoncent Ruwad Frontiers et le CLDH

L’orient le jour, 2/4/2010

 

Les associations des droits de l’homme Ruwad Frontiers et le Centre libanais des droits de l’homme (CLDH) ont dénoncé hier, dans un communiqué, « le refoulement soudain », mercredi dernier, par la Sûreté générale du réfugié irakien Ali el-Miri Farès, vers la frontière libano-syrienne.
Le communiqué précise que « les membres des associations ont tenté de prendre la défense des réfugiés et d’empêcher leur refoulement, devant le centre de rétention de la Sûreté générale », mais qu’ils ont dû se résoudre à baisser les bras, « sous la menace des armes et des bâtons des éléments de la Sûreté générale ».
« La Sûreté générale affirme que M. Farès a accepté son refoulement, poursuit le communiqué. Mais sa détention prolongée durant plus d’un an, et ce que nous savons des pressions morales qu’il a subies disent qu’il n’en est rien. » Les associations précisent qu’elles ont également vu de leurs propres yeux « le traitement infligé au réfugié irakien, lorsqu’il a été poussé et frappé à l’intérieur de la voiture ».
Elles tiennent à rappeler que « l’acceptation par un réfugié de son rapatriement, alors qu’il se trouve en détention, ne peut en aucun cas être considérée comme volontaire ». Elles affirment à ce propos que « la détention est en elle-même considérée comme une pression influant sur la décision et ne laisse aucune place au libre choix. La justice l’a dernièrement affirmé », observe le communiqué.
Le communiqué raconte aussi que le réfugié irakien a été déposé au point de passage de Masnaa avant d’être refoulé contre son gré. Il poursuit que « des militants des associations des droits de l’homme ont tenté de suivre le convoi, mais qu’ils ont été empêchés de poursuivre leur route à Dahr el-Baïdar, avec l’assistance des FSI ». L’association Ruwad Frontiers a alors lancé un appel urgent au ministre de l’Intérieur et au directeur général de la Sûreté générale pour cesser cette opération de refoulement, mais en vain.
« Le réfugié attendait son jugement qui devait être rendu le 13 avril, ajoute le communiqué. Il avait présenté un recours judiciaire contre sa détention arbitraire depuis le 5 janvier 2009. » Les deux associations rappellent, par ailleurs, que le Liban est tenu de respecter les lois internationales et le principe contraignant du non-refoulement. Elles déplorent que le statut de réfugié de Ali el-Miri Farès n’ait pas été pris en considération lors de son premier jugement.
Les associations expriment, de plus, leur inquiétude concernant le recours des autorités à la politique du refoulement. « Il ne s’agit pas seulement de violations du principe du non-refoulement et des lois internationales, mais une sorte de torture », dénonce le communiqué, en référence à la convention contre la torture signée par le Liban qui lui interdit de refouler des personnes qui risqueraient la torture dans leur pays. Elles poursuivent que M. Farès « pourrait être en danger, car il ne bénéficie de la protection ni de la Syrie ni de l’Irak ».
Elles appellent enfin le gouvernement à mettre fin au refoulement des réfugiés et demandeurs d’asile, ainsi qu’à leur détention arbitraire qui les forcent à signer un document pour approuver leur rapatriement.
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